Articles avec le tag ‘participes présents’

Comment alléger son texte ?

Bien trop souvent, les auteurs garnissent leurs textes de passages qui, aux premiers abords, semblent enrichir la narration mais qui, en définitive, alourdissent et embourbent le récit. Ce petit cours a donc pour vocation de détruire toutes ces maladresses en pointant du doigt tout ce qui est néfaste dans la formulation. C’est aussi l’occasion de comprendre la nécessité d’un texte fluide, de perdre des mauvaises habitudes et d’aérer son texte.

Nécessairement, ce cours sera découpé en trois parties :

I- C’est quoi un texte fluide? (page 1)
II- Perdons les mauvaises habitudes (page 2)

  • Les subordonnées
  • Les participes présents
  • Adverbes
  • Verbes Pronominaux

    III- L’aération du texte (page 3)
    IV- Bilan
    (page 4)

     


     

    I- C’est quoi un texte fluide?

    Bien souvent les jeunes auteurs cherchent à donner de la « prestance » à leur bout de texte. C’est certes une très bonne volonté, mais elle est souvent très mal amorcée. Tout d’abord, beaucoup recherchent la phrase complexe du genre:

    Hector, homme bienveillant, sage et aimant, s’approcha lentement de sa femme, douce et d’une beauté sans égale, pour lui caresser le haut de ses épaules et l’embrasser ensuite afin de lui prouver toute la passion qu’il lui portait.

    De prime abord, la phrase paraît d’une richesse qui en jette plein la vue, mais en se penchant dessus ne serait-ce que quelques secondes, l’on s’aperçoit que c’est surtout une abomination de la langue.

    En fait, quand on écrit, aussi étonnant que cela puisse paraître, il ne faut pas rechercher le compliqué. Du moins, pas quand on débute. Et il faut toujours partir d’une phrase simple que l’on brode ensuite. Pas laisser sa plume vagabonder au gré de son imagination en attachant sans cesse des subordonnées à l’indépendante du départ.

    En fait, le secret, c’est d’être clair et concis. Une petite correction de la phrase du haut serait:

    Hector était un homme bienveillant, sage et aimant. Il approcha sa femme, douce et d’une beauté sans égale, avec lenteur. Une caresse sur le haut de ses épaules suffit pour l’attirer contre sa poitrine et l’embrasser. Il lui avait prouvé une nouvelle fois la passion qu’il lui réservait.

    Bon le passage en lui-même n’est pas des plus évolués. Mais ça montre bien l’intérêt de couper sa phrase et de la rendre plus… esthétique.

    Nuage de tags
    "));